
La veste de quart est l’équipement central du plaisancier dès que la météo se durcit. Elle ne sert pas seulement à “ne pas être mouillé” : elle protège simultanément du vent, de l’humidité et du refroidissement, tout en permettant au corps de continuer à respirer pendant l’effort. En mer, rester sec est une condition de confort, mais aussi de sécurité, car l’humidité accentue très vite la sensation de froid et la fatigue. Une bonne veste de quart se choisit donc d’abord comme une barrière technique entre vous et les éléments, capable d’encaisser embruns, pluie, rafales et frottements sur le pont.
On attend d’une veste de quart trois performances majeures : l’imperméabilité, la respirabilité et le confort.
L’imperméabilité correspond à la capacité du tissu à résister à la pression de l’eau sans laisser pénétrer l’humidité, y compris lorsque la pluie est soutenue, que les embruns sont constants ou que l’on s’agenouille sur un pont détrempé.
La respirabilité est tout aussi déterminante, car un vêtement parfaitement étanche mais peu respirant finit par vous mouiller de l’intérieur : la transpiration se condense, la sensation d’humidité augmente, puis le refroidissement arrive dès que l’effort diminue.

Enfin, le confort regroupe l’ergonomie de la coupe, la liberté de mouvement, la souplesse du textile, et la qualité des réglages (capuche, poignets, col, taille) qui conditionnent la facilité à manœuvrer et à rester bien protégé pendant des heures.
La technologie du tissu est un levier décisif. On rencontre principalement deux familles : l’enduction et la membrane.
L’enduction correspond à un revêtement appliqué sur l’envers du tissu, solution éprouvée, plus abordable, mais en général moins durable et moins respirante sur le long terme, notamment si le vêtement est beaucoup plié ou utilisé intensivement. Elle est pertinente pour une pratique occasionnelle, des sorties courtes, et pour celles et ceux qui veulent une première protection efficace contre pluie et vent sans monter trop haut en budget.
La membrane, au contraire, est une couche très fine laminée dans le textile, conçue pour bloquer l’eau liquide tout en laissant sortir la vapeur d’eau. C’est le principe des constructions à 3 couches, où la membrane est protégée et stabilisée en sandwich, ce qui améliore la durabilité, la tenue dans le temps et les performances. Les membranes les plus connues portent des noms différents selon les marques (Gore-Tex, Dremtech, Ocean Technology, etc.), mais l’objectif est identique : obtenir un haut niveau d’imperméabilité et de respirabilité, et le conserver sur plusieurs saisons, à condition d’un entretien sérieux.

Au-delà du tissu, la réalité d’une veste de quart se joue dans les détails de conception, car l’eau s’infiltre rarement “à travers” une bonne matière ; elle passe plutôt par les points faibles. Les coutures doivent être étanchées, soudées à chaud par exemple, les zips protégés par des rabats ou être de type étanche, et les zones d’entrée d’eau doivent être traitées avec rigueur. Un col suffisamment haut limite les entrées d’air froid et d’embruns, tandis que des poignets à doubles manchons améliorent nettement l’étanchéité au niveau des bras, surtout en manœuvre. Une capuche bien dessinée et réglable n’est pas un accessoire : sous la pluie et le vent, elle conditionne la protection du visage et la vision périphérique. Enfin, les renforts aux coudes, épaules et zones de frottement augmentent la durée de vie en environnement marin, où les cordages, winchs et surfaces abrasives mettent rapidement les textiles à l’épreuve.
Pour évaluer objectivement le niveau de protection d’une veste de quart, on s’appuie sur des indicateurs chiffrés, dont le principal est l’imperméabilité exprimée en Schmerber, qui correspond à la hauteur de colonne d’eau que le tissu peut supporter avant de laisser passer l’humidité. En navigation côtière, une imperméabilité comprise entre 5 000 et 10 000 mm est généralement suffisante pour faire face à des averses et à des embruns modérés lors de sorties à la journée. Pour un programme plus polyvalent, dit semi-hauturier, on privilégiera des valeurs situées entre 10 000 et 15 000 mm, offrant une marge de sécurité lorsque la météo se dégrade ou que la navigation se prolonge. En navigation hauturière, enfin, les vestes affichent le plus souvent une imperméabilité de 15 000 à 20 000 mm, voire davantage, afin de résister à des projections d’eau répétées, à une forte pression du vent et à une exposition prolongée à la pluie.
Côté respirabilité, certains fabricants indiquent un MVTR (g/m²/24h) : plus la valeur est élevée, plus la vapeur d’eau s’évacue. D’autres communiquent un indice RET : plus il est faible, plus le tissu est respirant. L’idée reste la même : en navigation active, il faut permettre à l’humidité corporelle de sortir efficacement pour éviter l’effet “sauna”.
Pour certains profils, la vareuse constitue une alternative cohérente. Techniquement, elle vise les mêmes objectifs d’imperméabilité et de respirabilité qu’une veste, mais sa conception sans zip frontal et son enfilage par la tête réduisent les risques d’infiltration au niveau de la fermeture, ce qui peut augmenter l’étanchéité et la souplesse. Elle est particulièrement appréciée en régate et en voile sportive, notamment sur les postes exposés aux embruns, car elle est légère, mobile et efficace. En contrepartie, elle est moins polyvalente au quotidien : on ne l’ouvre pas à moitié, on l’enfile ou on l’enlève, ce qui peut être moins pratique en navigation de plaisance où l’on alterne périodes actives et moments plus calmes.
Il est essentiel de comprendre qu’une veste de quart n’est pas “chaude” en elle-même. La chaleur provient du système de couches que vous construisez dessous, et c’est la règle la plus fiable pour rester à l’aise sur l’eau : le principe des trois couches.

La première couche, au contact de la peau, sert à évacuer la transpiration et doit être en fibres synthétiques ou en laine mérinos ; le coton est à éviter, car il retient l’eau et bloque l’évacuation de l’humidité.
La seconde couche crée l’isolation en emprisonnant de l’air : polaire, softshell, ou isolant type primaloft selon les températures.
La troisième couche est la protection : veste et salopette bloquent vent et eau tout en laissant sortir la vapeur. En ajustant ces couches à la météo et à l’intensité de l’effort, on gagne en confort, en endurance et en sécurité, sans surchauffe ni refroidissement.
Le choix final doit toujours partir du programme de navigation. Pour une navigation côtière, à la journée ou sur un week-end, l’enjeu principal est d’obtenir une veste légère, souple et confortable, qui protège efficacement en cas d’averse et coupe le vent sans vous contraindre dans les mouvements. Dans ce cadre, une construction 1 à 2 couches est souvent cohérente, à condition de ne pas sous-estimer la qualité des finitions (col, poignets, zip, capuche) qui font la différence lorsque les conditions se dégradent.
Pour une navigation semi-hauturière, où l’on recherche davantage de polyvalence, la veste doit devenir plus englobante, mieux réglable, et capable d’encaisser plusieurs jours d’exposition à l’humidité. Les tissus 2 couches performants ou certaines 3 couches offrent alors un excellent compromis, avec des manchons plus sérieux, une capuche plus protectrice, et une coupe pensée pour rester efficace au près comme au portant, en veille comme en manœuvre.
En hauturière ou en offshore, la logique change : on choisit une “carapace” conçue pour durer et protéger dans des conditions musclées sur plusieurs jours. Les vestes dédiées au large privilégient la membrane 3 couches, des cols très haut, des capuches structurées, des systèmes de serrage efficaces, des poches fonctionnelles même avec un harnais, et des éléments de visibilité renforcés. La sécurité prend alors plus de place, avec des pièces haute visibilité et des bandes réfléchissantes, parfois conformes à des exigences de type SOLAS, afin d’être mieux repérable sur le pont et en cas de situation critique. C’est aussi dans cette catégorie que l’on retrouve les équipements les plus robustes, adaptés aux usages intensifs et aux navigations longues.
Pour vous aider à choisir le bon équipement, nous avons ajouté des icônes sur les produits afin que vous puissiez rapidement identifier ceux qui conviennent à votre zone de navigation.
La protection du haut ne suffit pas si le bas du corps reste exposé. C’est pourquoi la salopette de quart, ou à défaut un pantalon étanche, doit être considérée comme le complément logique de la veste. Les mêmes principes s’appliquent : technologies 1 couche pour un usage occasionnel, 2 couches pour des croisières régulières de plusieurs jours, et 3 couches avec membrane pour la navigation engagée, où l’on veut une protection durable et très respirante. Le choix de la coupe compte autant que la matière : un format montant haut sur la poitrine de type Long John ou Hi-Fit améliore la protection et le confort en navigation active, tandis que des bretelles réglables classiques conviennent bien à un usage plus ponctuel. Pour les femmes, certaines coupes intègrent un système “drop seat” qui simplifie nettement l’usage à bord, point pratique souvent sous-estimé au moment de l’achat.
Enfin, l’entretien conditionne directement la performance dans le temps, en particulier pour les membranes. Le sel est l’ennemi silencieux des vêtements techniques : il altère la déperlance, s’accumule dans les fibres et finit par perturber la respirabilité. Le réflexe le plus rentable consiste à rincer systématiquement à l’eau douce après chaque sortie, puis à laver périodiquement avec une lessive adaptée, sans adoucissant, sur cycle doux. Le séchage doit se faire à l’air libre, à l’ombre, et le stockage idéalement sur cintre, dans un endroit sec et ventilé, afin de préserver la membrane et les bandes d’étanchéité. Un vêtement bien entretenu garde ses propriétés plus longtemps, respire mieux et protège réellement quand vous en avez besoin.
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